|
|
 |
| Toute
une Histoire... |
| DEPUIS 1650, DIX GÉNÉRATIONS DE FAISEURS DE FUSILS |
Il épouse en 1830 Antoinette Carron, elle-même fille et petite-fille
d'armuriers (on sortait peu de son milieu à cette époque). Il ajoute
alors son nom au sien pour se distinguer d'un homonyme déjà connu
dans le métier.
Jean , l'aîné de ses fils, qui devait plus tard lui succéder avec
ses frères, naît en 1839. A la mort du fondateur en 1870, la Maison
prend donc tout naturellement le nom de Verney-Carron Frères. Jean Verney-Carron décède en 1916. Son
fils aîné, Claude Verney-Carron, né en 1868, prend sa suite et crée alors la société
en nom collectif et en commandite Verney-Carron.
A la sortie de
la première guerre mondiale, les besoins sont considérables et la
décision est prise de créer une véritable usine. Installé sur le
Cours Fauriel, ce nouvel établissement, inauguré en 1926, permet
d'accueillir dans ses murs le personnel et le matériel d'un autre
fabricant, Auguste MARZE, cousin par alliance de Claude Verney-Carron.
En raison de l'investissement très important nécessaire à la construction
de l'usine, sont sollicités les apports d'autres parents et amis
des deux associés dans le cadre de la Société Anonyme créée en 1920.
|

La succursale de Paris,
place de la Bourse, en 1910. |
La crise consécutive au krach de 1929 ne permet malheureusement
pas de profiter pleinement de cette nouvelle organisation. Le départ
était pourtant prometteur grâce au potentiel important de production
et aux campagnes de publicité (catalogue général annuel édité depuis 1865,
annonces de presse, relances adressées trimestriellement aux clients
: 300.000 adresses traitées par un pool de douze secrétaires en
1935).
En conséquence, la décision est prise à cette date de transformer
petit à petit une entreprise de vente directe au détail en manufacture
distribuant ses produits par le réseau des armuriers revendeurs.
Cette politique devait conduire ultérieurement à l'abandon progressif
des succursales créées à Lyon en 1872, à Marseille en 1876 et à
Paris en 1907. Avec la crise vient la
récession et Verney-Carron ajoute la distribution d'articles de
pêche, de tennis, puis la fabrication de bicyclettes sous sa marque
à partir de 1936. Cette dernière diversification, à une période
où peu de gens sont motorisés, aide l'entreprise à passer les dures
années de la seconde guerre mondiale. |
Claude Verney-Carron
décède en 1941. A la Libération, c'est donc son fils Jean , aidé
d'Auguste Marze, qui a la lourde tâche de remettre en route une
entreprise amputée de la moitié de son personnel et dont le matériel
est plutôt obsolète. Il réussit alors à rassembler sous le nom de
Groupement d'Exploitation des Fabricants d'Armes Réunis (GEFAR)
six manufactures qui apportent à ce groupement leur potentiel en
hommes et en matériel. Il est fabriqué plus de 150.000 fusils, malgré
la concurrence déloyale des arsenaux de l'État, la majorité sous
la marque "Pionnier" adoptée par Verney-Carron.
Claude Verney-Carron,
fils de Jean , rejoint l'Entreprise en 1948 comme collaborateur à
la succursale de Paris. Il rencontre à cette époque le représentant
en France d'un fabricant italien alors peu connu. Celui-ci vient de mettre
au point un fusil de chasse semi-automatique très léger. Un contrat
de fabrication sous licence est signé en 1954, marquant un nouveau
tournant dans l'Histoire de la Maison. Verney-Carron entre véritablement
dans l'ère de la production industrielle moderne.
Jean Verney-Carron
décède en 1961. Albert de Veron de La Combe, neveu d'Auguste Marze,
assume la direction avec Claude et Henri, les fils de Jean . La SIFARM
(société résultant de la fusion des anciennes manufactures BERTHON
Frères, Francisque DARNE, DIDIER-DREVET, GEREST et RONCHARD-CIZERON)
est absorbée en 1963, en même temps que la célèbre Canonnerie Jean
BREUIL. Verney-Carron souhaite en effet contrôler toute sa fabrication.
Henri Verney-Carron, Directeur Technique, maîtrise les secrets de
la canonnerie grâce à cet apport. Il décide d'abandonner les anciennes
méthodes, met au point des procédés modernes, s'équipe d'un matériel
très performant et produit des canons parmi les meilleurs du monde.
Le Sagittaire,
premier fusil superposé français produit en grande série, est lancé
en 1966 et s'assure immédiatement la place de leader sur le marché.
De 1970 à 1975 s'installe une période d'euphorie sans précédent
qui permet de doubler la production. Malheureusement, survient une
nouvelle crise et Verney-Carron connaît une période très difficile
jusqu'en 1980. Cette chaude alerte décide Claude Verney-Carron à
faire des économies. Il abandonne les locaux du Cours Fauriel pour
un regroupement au sein de l'atelier de mécanique du Boulevard Thiers. Verney-Carron
emporte dans cette période le marché pour la fabrication de sous-ensembles
du FAMAS, le nouveau fusil de l'armée française. Cette collaboration,
particulièrement bénéfique, devait durer plus de 10 ans. Elle facilitait
l'engagement de l'entreprise dans une démarche de qualité totale.
De nombreuses innovations permettent à Verney-Carron de prendre
une part en constante augmentation sur un marché en régulière régression.
Cela est facilité par la modernisation continue du matériel de production.
Après la disparition brutale de Henri Verney-Carron en 1986, Pierre
Verney-Carron, son cousin, poursuit avec détermination cette politique.
C'est en 1985
qu'est lancée la fabrication du superposé Sagittaire avec bascule
en alliage léger. Le succès est immédiat et la première place sur
le marché, acquise avec le précédent modèle en acier, est ainsi
conservée.Trois ans plus tard, en 1988, après avoir été testé sur
le terrain par des professionnels du tir, le nouveau fusil Super
9 est présenté dans sa version "Trap". Ce premier modèle
est suivi par beaucoup d'autres, notamment en 1993 par la déclinaison
d'une gamme complète en version "Plume". Celle-ci remplace
peu à peu les anciens fusils Sagittaire mais un modèle "Double
Express" est conçu sur ce mécanisme en 1989. S'ajoutant à la
carabine Impact, il améliore la part de marché en armes rayées.
En 1990 débute
la commercialisation dune arme de défense tout à fait originale,
baptisée Flash-Ball. Cette arme sublétale a depuis été adoptée par de nombreuses
polices et forces de lordre.
Le développement
et le succès de la gamme du nouveau fusil Super 9 remettent en question
le sort du Sagittaire. La décision est alors prise de concurrencer
les armes d'importation de faible prix par une redéfinition complète
du produit et l'utilisation de moyens ultra-modernes de production.
Baptisée "Sagittaire Nouvelle Technologie", cette arme
est saluée dès son apparition en 1994, par toute la presse cynégétique
et les chasseurs l'adoptent avec enthousiasme.
En 1995, Claude Verney-Carron prend sa retraite et, afin d’assurer une transmission sans heurts, il modifie les structures de la Société en adoptant le principe du Directoire et Conseil de Surveillance.
Jean , représentant de la sixième génération, entre au Directoire dont la présidence est confiée à son cousin Pierre, déjà responsable de la production. Claude Verney-Carron assume la présidence du Conseil de Surveillance principalement composé du groupe familial.
La carabine à verrou Impact Plus, entièrement conçue par Verney-Carron, sort en 1996. Son mécanisme, son ergonomie et la qualité de sa réalisation assurent d’emblée son succès.
En 1999, un nouveau Flash-Ball destiné aux professionnels de la sécurité, baptisé "Super Pro", deviendra peu à peu une des armes de base de la Police Nationale en attendant d’équiper les polices municipales.
En 2000, lancement de la carabine Impact Auto (NT à partir de 2005), la première et la seule carabine automatique de chasse fabriquée en France. Son succès vient renforcer celui du modèle à verrou produit quatre ans auparavant.
En 2002 est prise une grande et importante décision concernant la diversification souvent recherchée. Verney-Carron décide de lancer une ligne de vêtements, puis d’accessoires portant sa marque en créant la société "Ligne Verney-Carron" en partenariat avec Club Interchasse (CISAS). La notoriété de la marque assure un accueil remarquable à ces produits.
En 2003, un accord de distribution est passé avec le créateur du système de visée "L’Infaillible" qui sera proposé sous la marque déposée Optimum. Cette marque sera utilisée pour développer une gamme d’optiques et d’accessoires venant compléter ainsi la gamme des produits Verney-Carron sur le marché.
Fin 2004, année qui a vu la mise au point de la "détente double-effet" pour le Sagittaire, Verney-Carron rachète les Ets Paul Demas, qui deviendront L’Atelier Verney-Carron en 2008. Ce rachat permet un retour à la tradition et une présence remarquée sur le marché des armes artisanales fabriquées sur mesure avec le client.
En 2007 l’Impact Plus devient également "Take Down" et peut désormais se démonter en deux blocs afin de mieux faciliter son transport.
|
En 2009 l’historique Sagittaire s’affine pour présenter une véritable bascule de calibre 20 : le Sagittaire XS ! Verney-Carron propose, outre le fusil superposé "XS 20", une carabine superposée "eXS" utilisant cette bascule affinée.
Cette entreprise a donc su marier au fil des années tradition et innovation, utilisant le savoir-faire et les compétences développées en son sein, s’assurant ainsi la fidélité d’une clientèle qui, génération après génération, a fait son succès. |

L'usine Verney-Carron, Cours Fauriel,
St-Etienne, en 1926. |
(1) Claude Verney-Carron 1800 - 1870
|
(2) Jean Verney-Carron 1900 - 1961 |
(1) Jean Verney-Carron 1839 - 1916 |
(3) Claude Verney-Carron
|
(2) Claude Verney-Carron 1868 - 1941
|
(3) Jean Verney-Carron |
|
|